Entrepreneurs: bâtir la confiance avec sa banque
Que ce soit pour vos besoins de trésorerie ou pour vous guider dans la gestion financière de votre entreprise, votre banquier est un allié précieux. Entretenir des relations de confiance saines est indispensable à la bonne santé de votre activité. Comment consolider vos rapports et quelles bonnes pratiques instaurer? myLIFE vous donne quelques conseils.
Pour se développer et prospérer, votre société a besoin de l’appui de partenaires financiers. Plus qu’un simple intermédiaire permettant d’obtenir un prêt, votre banquier est, idéalement, un véritable allié qui vous accompagne tout au long de la vie de votre entreprise: création de société, ouverture de compte professionnel, financement de crédit, besoin de trésorerie, mise à disposition de moyens de paiement, transition énergétique, autorisation de découvert, gestion de garanties, restructuration de dettes, conseils stratégiques, transmission d’entreprise, etc.
Vous interagirez avec lui durant les étapes clés du développement de votre activité, mais également pour affronter d’éventuelles périodes plus difficiles. Il est donc dans votre intérêt d’entretenir une relation de confiance avec votre banque afin que vous puissiez faire appel à ses services dans les bons, comme dans les mauvais moments. Voici quelques recommandations de bon sens pour permettre à cette confiance de grandir de part et d’autre.
1. Soyez transparent sur la situation de votre entreprise
Qui dit relation de confiance, dit transparence. Il est inutile de déguiser la réalité ou de dissimuler des difficultés. Donnez à votre chargé de relation une vue réaliste de votre entreprise, de vos besoins, mais aussi de vos attentes. Il examinera, dans tous les cas, votre société en détail, puisqu’il a l’obligation d’évaluer votre situation financière globale afin de mesurer l’exposition de la banque aux risques.
Partez sur de bonnes bases et soyez honnête avec lui. Quel que soit votre projet (création d’entreprise, acquisition de locaux, développement à l’international, etc.), prouvez-lui que vous maîtrisez votre dossier: présentez-lui votre idée et sa valeur ajoutée, montrez votre connaissance du marché, anticipez les risques, proposez des solutions, mettez en avant votre stratégie, valorisez votre expertise et expérience, vos contacts, etc. En deux mots, soyez professionnel et cohérent.
Cette première exigence ne justifie pas uniquement en vue de faire bonne impression. Elle est aussi et surtout un impératif si vous attendez de lui qu’il effectue un bon travail. En effet, n’oubliez pas que pour bien vous accompagner, il a besoin de comprendre votre métier et le fonctionnement spécifique de votre activité. Vous lui inspirerez confiance en lui démontrant votre sérieux et le potentiel de votre projet.
Le conseil en +: soyez exemplaire d’un point de vue administratif: tenez vos engagements, réglez vos échéances dans les temps, ayez une gestion responsable de votre trésorerie, respectez scrupuleusement vos obligations fiscales et comptables, etc. Plus l’excellence est votre règle, plus votre banque considérera sérieusement vous soutenir lors des périodes de turbulences.
Montrez que vous comprenez les attentes de votre banque et n’oubliez pas qu’elle aussi a des obligations légales et règlementaires à respecter (…).
2. Transmettez des informations précises
Partagez des données précises et des éléments concrets que votre banquier pourra utiliser pour défendre vos projets et demandes: chiffre d’affaires, calculs de rentabilité, bilans et comptes de résultats actualisés, évolution de la trésorerie, budget prévisionnel, etc.
L’objectif est de constituer un dossier solide et bien documenté afin de justifier vos demandes et permettre à votre interlocuteur d’avoir une vue objective de votre situation financière. La transparence c’est bien, la précision et l’exhaustivité c’est encore mieux.
Montrez que vous comprenez les attentes de votre banque et n’oubliez pas qu’elle aussi a des obligations légales et règlementaires très strictes à respecter (notamment en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme). Elle doit s’assurer tout au long de la relation que les opérations que vous réalisez sont cohérentes avec ce qu’elle connaît de votre activité. En vous conformant à ses requêtes en matière d’informations, vous fluidifiez vos rapports.
Le conseil en +: n’hésitez pas à venir accompagné par un expert, votre comptable par exemple, qui pourra présenter les données financières de votre société de manière claire et détaillée.
3. Tenez régulièrement votre banquier informé
La confiance se construit sur la durée et le dialogue avec votre banque ne doit pas uniquement exister lorsque vous avez une demande à formuler. Prenez l’habitude d’échanger régulièrement avec votre conseiller bancaire: informez-le des changements importants ayant lieu dans votre entreprise, de l’évolution de votre situation financière, discutez de vos projets de développement, de vos craintes et interrogations, etc.
En suivant votre progression, il comprendra mieux vos demandes et pourra s’appuyer sur un historique de bonnes relations pour prendre ses décisions.
En suivant votre progression, il comprendra mieux vos demandes et pourra s’appuyer sur un historique de bonnes relations pour prendre ses décisions. Il sera également plus disposé à accepter d’éventuels imprévus financiers.
Des échanges réguliers lui permettront enfin d’avoir une meilleure visibilité sur la santé financière de votre structure. Il sera capable de mettre en place un plan d’action pour éviter les obstacles qu’il aura détectés en amont.
Le conseil en +: si cela s’y prête, proposez-lui de venir visiter votre entreprise, faites-lui découvrir les projets qu’il a contribué à financer ou invitez-le à vos événements clients. Cela renforcera votre lien et il pourra se rendre compte par lui-même du potentiel de votre activité et du sérieux de votre gestion quotidienne.
4. Anticiper les complications
Le banquier n’apprécie pas d’être mis devant le fait accompli, surtout en cas de problèmes. Face à des soucis (chiffres en recul, retards de paiement, litige commercial, etc.), n’attendez pas que la situation dégénère pour en discuter. Prenez les devants et présentez-lui clairement vos inquiétudes ou vos difficultés. Il appréciera d’autant plus votre anticipation et votre honnêteté qu’elles lui permettent de mieux effectuer son travail et de lui donner du sens. Vos succès comme vos échecs sont également les siens de manière indirecte. Si une tempête s’annonce, il a également besoin de s’y préparer pour vous aider à la traverser.
Vous pourrez ensuite trouver des solutions ensemble (facilités de caisse, autorisation de découvert, crédit à court terme, report d’échéances, etc.) et mettre en place une stratégie. Plus tôt vous échangerez sur d’éventuels problèmes avec votre partenaire bancaire, plus il pourra vous proposer de moyens pour les surmonter.
Le conseil en +: n’oubliez pas que votre chargé de relation est une précieuse source de conseils pour la gestion financière de votre entreprise. Il peut vous faire bénéficier de son réseau et vous orienter vers des solutions afin de vous aider à sortir d’une mauvaise passe et assurer votre croissance.
5. Offrez-lui des garanties
Prêter de l’argent et proposer des solutions de financement fait prendre des risques à votre banquier. Certes, c’est son métier, mais il a besoin de garanties pour se protéger en cas d’impayés: caution personnelle, hypothèque sur un bien immobilier, nantissement, mais aussi apport en fonds propres, contribution d’un investisseur, aides de l’État, etc.
Rassurez-le en montrant que vous êtes digne de confiance et prêt à sécuriser l’opération. Plus vos garanties seront solides, plus vous aurez d’arguments pour le convaincre lorsque vous aurez une demande à lui soumettre.
Le conseil en +: en complément de vos données financières, mettez en avant vos indicateurs non financiers: des partenaires de confiance, une équipe solide, des processus internes qui ont fait leurs preuves, une bonne réputation, etc. Autant d’éléments qui démontrent la solidité et le sérieux de votre démarche.
La relation avec votre banque est très différente selon que vous vous limitiez à l’activité de votre entreprise ou que vous lui confiez également la gestion de votre patrimoine privé.
6. Confiez-lui votre patrimoine privé
La relation avec votre banque est très différente selon que vous vous limitiez à l’activité de votre entreprise ou que vous lui confiez également la gestion de votre patrimoine privé. En lui exprimant votre confiance dans la bonne gestion de votre patrimoine, elle a de bonnes raisons supplémentaires pour vous accorder sa confiance dans le financement de votre activité professionnelle. De plus, disposant d’une vue holistique de votre situation, elle est en mesure de mieux vous servir des deux côtés.
Le conseil en +: sollicitez une discussion autour de cette question et renseignez-vous sur la manière dont votre banque envisagerait une collaboration renforcée en ce sens. Les banques universelles présentent l’avantage de pouvoir vous accompagner globalement pour vos besoins privés et professionnels.
Vous l’aurez compris, une relation de confiance se construit sur le long terme. Considérez votre banquier comme un véritable partenaire stratégique plutôt qu’un simple intermédiaire vous permettant d’obtenir un financement. En vous montrant honnête, responsable et en privilégiant les dialogues constructifs, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour obtenir son soutien. Gardez à l’esprit qu’il est dans l’intérêt de chacun que votre entreprise se développe sainement et de manière pérenne. Bonne chance!
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