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12 décembre 2019

La bourse ou la brique?

Lorsqu’on envisage d’investir, deux types de placements viennent tout de suite à l’esprit: la bourse et l’immobilier. Et, très vite, la question de savoir quelle est la meilleure option se pose. Vaut-il mieux investir dans un portefeuille de titres ou dans l’acquisition d’un bien immobilier, ou peut-être les deux? Chaque option présente des avantages et des inconvénients qu’il faut passer en revue pour avoir l’esprit clair au moment de choisir. C’est justement ce que vous propose cet article.

La bourse ?La brique ? Avantage à ...
D'UN POINT DE VUE FINANCIER ?
Pas besoin de posséder un gros capital ou de s’endetter, on peut investir en bourse avec des petits montants.Il faut disposer d’un capital conséquent, y compris pour un petit studio.Même un simple garage vaut en moyenne «déjà» presque 40.000€ au Luxembourg.Financièrement parlant, la bourse est clairement une solution d’investissement plus abordable.
Avec 15.000€ à investir, je n’obtiens de suite que... 15.000€ de titres.Avec un apport de 15.000€ et un crédit immobilier, je suis potentiellement propriétaire d’un bien à 100.000€.L’immobilier offre un levier financier plus immédiat que la bourse, à condition de pouvoir prétendre à un crédit et d’accepter de le contracter.
Les frais d’acquisition d’un portefeuille de titres peuvent être très faibles. Les coûts de détentionsont quasi nuls en gérant le tout soi-même.Des frais de notaire, des impôts fonciers et des travaux d’entretien ou de mise aux normes sont à prévoir lors de l’acquisition ou la vente d’un bien immobilier.Proportionnellement, la bourse occasionne moins de frais, eux-mêmes moins élevés que ceux imposés par la gestion immobilière.
Au Luxembourg, les gains perçus par l’investissement boursier sont imposés sauf pour les participations détenues depuis plus de 6 mois et inférieures à 10% du capital de la société.Au Luxembourg, les biens immobiliers sont soumis à l’impôt foncier, que vous l’habitiez ou que vous le louiez. Notez que la vente de votre résidence principale n’est pas soumise à l’impôt.Toujours complexes, les questions fiscales appellent à la prudence. Disons que si la bourse semble plus avantageuse sur ce point,le capital immobilier permet, sous certaines conditions, de bénéficier de réductions fiscales plus importantes.
ET POUR LA REVENTE ?
Les actions et autres instruments financiers admis à la négociation sur un marché financier sont généralement assez simples à revendre et n’engendrent que peu de frais.La vente immobilière peut prendre plus de temps et engager des frais conséquents.Avantage à la bourse qui représente plus de «liquidités», c’est-à-dire de facilités dans la revente des titres.
DU POINT DE VUE DE LA DIVERSIFICATION
La bourse et, plus globalement, les marchés financiers, permettent de diversifier son investissement en termes de classes d’actifs, de secteurs, de régions…À l’exception des très grosses fortunes, l’investissement immobilier implique une concentration importante de ses capacités d’investissement.Avantage à la bourse qui permet aisément de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et donc de mieux diversifier les risques par rapport à un investissement immobilier.
DU POINT DE VUE HISTORIQUE SUR LES 25 DERNIÈRES ANNÉES
Avantage à la bourse entre 1990 et 2000. Les crises entre 2000 et 2010 ont par contre fait mal à la plupart des investisseurs.
Mais le cours de bourse n’est pas tout, il peut être parfois plus intéressant de considérer plutôt les dividendes versés.
De 2000 à 2017, le prix des logements au Luxembourg a flambé de 150% en moyenne. Avantage à l’immobilier depuis 2000.Mais le prix de revente n’est pas tout, il y a aussi les loyers… ainsi que les impôts.La bonne santé de l’un évolue souvent au détriment de l’autre. Au Luxembourg, ces dernières années ont favorisé le secteur immobilier, mais il est bien connu que «les performances passées ne préjugent pas des performances futures».
DU POINT DE VUE DE LA STABILITÉ
La valeur des propriétés immobilières est aussi variable que celle des titres boursiers.
En revanche, les mouvements sont moins rapides dans l’immobilier.
Caractérisée par une volatilité beaucoup plus forte, la bourse peut chuter en quelques heures, voire quelques minutes.
Égalité de principe entre les deux secteurs, même si l’immobilier est moins immédiatement sensible aux sautes d’humeur du marché… mais très sensible aux sautes d’humeur de vos locataires.
JE NE SUIS PAS UN EXPERT...
Le processus est complexe et les paramètres sont nombreux. Il faut donc se faire accompagner ou s’investir, étudier et surtout rester attentif à l’actualité économique, politique ou financière.L’investissement immobilier n’est pas excessivement complexe, on peut rapidement s’en sortir à condition de faire l’effort d’apprendre les fondamentaux.La bourse reste un secteur d’investissement plus complexe à assimiler que l’immobilier et qui demande une expertise forte ou un accompagnement expert.
...MAIS JE SUIS VOLONTAIRE !
Un investisseur ne peut que constater l’évolution de son portefeuille d’actifs et, éventuellement, en modifier la composition. Il ne peut influer sur le cours de la bourse.En rénovant son appartement, en faisant des travaux, un propriétaire peut lui ajouter de la valeur.Dans l’immobilier, un investisseur dispose d’une marge pour faire progresser lui-même la valeur de son bien.
DANS L'ESPRIT COLLECTIF...
Bourse = action= actif financierImmobilier = maison= actif tangibleCet élément de comparaison s’appréciera de façon subjective. C’est à vous de voir!

Il est temps de faire les comptes pour trouver notre vainqueur. La bourse est plus accessible, mais c’est aussi un levier financier moins puissant. Les biens immobiliers se revendent moins facilement, mais le marché est moins sujet à des soubresauts intempestifs.Rapidement, on constate que les avantages et les inconvénients seront évalués très différemment selon la perception et situation de chacun.

S’il nous fallait prendre position, c’est finalement sur sa simplicité d’accès, son appréhension globale par un investisseur que l’immobilier se détache selon nous pour l’investisseur non averti. Ce secteur requiert sans doute moins d’investissement personnel et une veille plus «détachée». Et puis, du fait de sa nature «concrète», moins volatile que la bourse, la brique demeure perçue comme une «valeur refuge». Oublie-t-on la bourse alors? Certainement pas, mais on évitera de s’y lancer sans l’aide d’un expert à ses côtés capable de constituer un portefeuille d’actifs financiers adaptés à notre profil d’investisseur.