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26 juin 2019

Mobilité : ça bouge au Luxembourg !

En tête au niveau européen pour le nombre de voitures par habitant, le Grand-Duché voit également des dizaines de milliers de véhicules frontaliers circuler quotidiennement sur ses routes, notamment aux abords de la capitale et dans le sud du pays. Pour désengorger un réseau routier totalement saturé aux heures de pointe, le gouvernement met les petits plats dans les grands. myLIFE vous présente les principales nouveautés en matière de mobilité, notamment au niveau des transports en commun.

Densité de population oblige, le nord du pays ne dispose pas d’une couverture optimale en termes de transports publics, malgré quelques lignes de train et de nombreuses lignes de bus. Horaires restreint, fréquence limitée, zones non desservies, nous vous recommandons de bien préparer votre trajet si vous souhaitez vous rendre dans certaines communes de cette région.

Caractérisés par une densité de population nettement plus importante, le sud du pays et la capitale en particulier bénéficient non seulement d’une offre de transports en commun plus conséquente, mais aussi de nombreuses améliorations récentes en termes de mobilité. Avant d’en présenter les principales, débutons cet article par deux mesures qui touchent tout le pays.

Tous les transports en commun seront gratuits dans le pays à partir du 1er mars 2020.

La gratuité des transports en commun

L’annonce a fait les gros titres des médias nationaux et fait parler du Luxembourg à l’international fin 2018, ce sera prochainement chose faite : tous les transports en commun seront gratuits dans le pays à partir du 1er mars 2020. Le Luxembourg sera ainsi le premier pays européen à avoir mis en place une telle mesure sociale et écologique qui touche tant les bus, que les trams et les trains.

Deux précisions importantes cependant : la première classe des trains luxembourgeois demeure payante, tout comme les transports frontaliers. En revanche, pour nos amis frontaliers, le prix de leur abonnement doit en principe avoir été impacté à la baisse. En effet, le trajet payant ne concernera que le parcours dans le pays de départ. Dès l’arrivée à la frontière luxembourgeoise, il sera gratuit.

Le covoiturage et le carsharing

Pour vos trajets à l’intérieur du pays ou si vous souhaitez prendre l’air hors des frontières luxembourgeoises, le gouvernement a lancé en mai 2018 un site de covoiturage nommé Copilote. À l’instar d’autres applications déjà existantes dans les pays voisins, cette plate-forme digitale vous permet d’entrer en contact avec des conducteurs se rendant au même endroit que vous et de partager une des places libres de leur véhicule. Tout le monde y gagne : le conducteur, qui perçoit une commission, vous, qui payez relativement peu cher, et finalement la planète, qui respire un peu.

La force de ce service, en plus de ses tarifs avantageux, c’est de proposer un regroupement des personnes allant au même endroit pour éviter de saturer les axes routiers déjà très encombrés aux abords du pays. En effet, les nombreux travailleurs frontaliers venant chaque jour au Luxembourg de France, de Belgique ou d’Allemagne sont souvent seuls dans leur voiture.

Les CFL proposent également Flex, une solution de carsharing aux quatre coins du pays. Le principe est simple : une fois inscrit, vous pouvez réserver par internet, application mobile ou téléphone un des véhicules disponibles dans l’une des 30 stations existantes. Côté dépenses, vous ne payez que pendant le temps de réservation de la voiture ainsi que par kilomètre parcouru. A découvrir !

Les vel’OH

À l’instar des grandes capitales européennes comme Paris, Berlin ou Londres, Luxembourg-ville propose elle aussi son service de vélos aux habitants de la capitale. Pour aller travailler, se promener, c’est le moyen de transport idéal : agréable, écologique et même bon pour la santé. À vous la ville et ses communes limitrophes en deux-roues, grâce à plus de 100 stations disponibles.

Pour emprunter un vélo, rien de plus simple. Différentes formules sont disponibles selon votre usage : quotidien (abonnement), occasionnel (sans engagement) et même business (formules pour les entreprises).

Depuis peu, chaque vélo est équipé d’une assistance électrique d’une autonomie de 30 à 40 kilomètres.

Depuis peu, chaque vélo est équipé d’une assistance électrique d’une autonomie de 30 à 40 kilomètres. Idéal en cas de coup de pompe ou lorsqu’il faut monter une pente. Ces nouvelles bicyclettes sont également plus confortables, moins lourdes et proposent un plateau à trois vitesses, ainsi qu’une selle réglable en hauteur, bien entendu.

Toutes les informations sur ce service sont consultables sur le site de la Ville. Il existe également une application à télécharger pour situer les stations, vérifier la disponibilité des vélos et les emprunter est également disponible sur votre mobile. Signalons encore que d’autres villes proposent des services similaires. Ainsi, le service Vël’Ok couvre les principales localités du sud du pays. La Nordstad recherche de nouvelles solutions en la matière après l’arrêt du service City Mov’ fin 2018.

Le funiculaire

Il n’y a pas encore de pistes de ski à Luxembourg, mais un funiculaire est bien en service dans la capitale depuis le 10 décembre 2017. En effet, c’est « par les airs » que vous pouvez maintenant rejoindre le plateau du Kirchberg depuis la gare de Pfaffenthal-Kirchberg. D’une longueur de 200 mètres, les deux lignes vous permettent de franchir les 38 mètres de dénivelé en une minute seulement. Un gain de temps conséquent pour tous les voyageurs à destination de ce quartier très fréquenté de la capitale. On estime d’ailleurs que 6.000 personnes empruntent ce funiculaire chaque jour.

À l’arrivée, le funiculaire vous permet d’emprunter directement la station de tramway Rout Bréck – Pafendall et de poursuivre votre trajet.

Le tramway

Le tramway est de retour au Luxembourg depuis quelques années maintenant. Oui, nous avons bien dit « de retour » car, si vous ne le saviez pas, ce n’est pas vraiment une nouveauté. En effet, ce moyen de transport en commun circulait déjà au Grand-Duché de 1875 à 1964, avant d’être remplacé par les bus et par la démocratisation de l’automobile. Il formait à l’époque un parcours de 30 kilomètres.

Depuis le 10 décembre 2017, le tramway fait donc à nouveau partie du paysage de la capitale. Il relie tous les jours LUXEXPO THE BOX jusqu’à la place de l’Étoile et dessert au total 11 stations sur son parcours. Le tramway passe notamment par la Bibliothèque nationale, le Mudam et le plateau du Kirchberg, entre autres. À cette dernière station, est établie une correspondance avec le fameux funiculaire.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce moyen de transport est un réel succès. Fin 2018, 17.000 passagers en moyenne l’empruntaient déjà chaque jour. En conséquence, le tramway luxembourgeois ne devrait pas s’arrêter là. Un projet d’extension de son parcours est à l’étude et une partie des travaux a même déjà commencé. Le tronçon existant devrait dans un premier temps s’étendre jusqu’à la gare, depuis la place de l’Étoile. Enfin, d’ici 2025 à 2030, le tramway pourrait prendre la direction des communes de Mamer ou de Leudelange.

Retrouvez toutes les informations sur le tramway sur le site de la société Luxtram.

Oubliez les galères de circulation ou de stationnement en voiture dans la capitale et ses alentours. D’autres moyens de transport rapides et efficaces sont maintenant disponibles au Luxembourg. Plus pratiques, économiques et surtout meilleurs pour la qualité de l’air ambiant, vous n’avez plus aucune raison de ne pas les emprunter, pour aller travailler ou pour le plaisir d’une balade !