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28 novembre 2022

Embarquez pour un voyage dans le temps avec Paul Kalkbrenner!

Rendu populaire avec le magique Sky & Sand présent sur la BO du «presque» biopic Berlin Calling dans lequel il joue le rôle principal, c’est avec le morceau Since 77 que j’ai découvert Paul Kalkbrenner quelques années plus tôt. Immédiatement piqué par ses samples semblants venir d’une autre planète, j’ai enchainé les concerts et rapidement rassemblé la collection musicale complète du DJ berlinois aujourd’hui âgé de 39 ans. Il était donc compliqué de manquer son passage à Luxembourg pour un show beaucoup plus intimiste qu’à l’accoutumé. Retour sur un événement haut en couleur dans un lieu au cachet indéniable: Den Atelier.

Ce n’est pas pour retrouver la playliste habituelle du DJ allemand que les fans se sont donné rendez-vous à l’Atelier le 20 mai dernier, mais bien pour une immersion dans les années 90. Itinéraire programmé: Back to the future, un set vintage qui n’a pas déçu les voyageurs. Reebok Pump aux pieds, hoodies siglé PK sur le dos, Casio WR au poignet et autres accessoires 90’s étaient revenus à la vie. Ils possédaient leurs propriétaires en les faisant danser comme on savait le faire dans les clubs techno 25 ans en arrière. L’épaisse fumée blanche irradiée d’éclairs stroboscopiques donne le signal, la DeLorean d’Emmett Brown a pris de l’embonpoint et ce soir-là, c’est tout un vaisseau qui a décollé avec un millier de personnes à son bord.

Le son est sec, puissant, les ajustements chirurgicaux et l’inimitable griffe de l’artiste passé maître dans l’art de la tech minimale est validée dès le décollage et Nom de Zeus…ça frappe fort au plexus! The source experience, 280 West, DHS (hey-hey-héé !), …la liste est aussi longue qu’appréciable. Avec autant de carburant dans le réservoir et un Paul Kalkbrenner déchaîné aux commandes, le voyage ne peut être qu’intense. Le rythme imposé demande d’ailleurs un certain entraînement et n’est pas toujours facile à suivre, d’autant que la place est optimisée (concert rapidement affiché sold out). On est heureux d’avoir accès aux masques à oxygène qui sortent des enceintes au milieu du morceau Fairchild (Acid Jesus) pour reprendre des forces. Cela reste un voyage dans le temps, à quoi vous attendiez-vous?! On se retrouve dans une ambiance intimiste et, à coup sûr, plus cosy qu’un Tomorrowland – terrain de jeu régulier de l’artiste allemand ces dernières années. Si le set est destiné à un public averti, la porte n’est pas fermée aux non-initiés qui doivent cependant comprendre qu’il n’y aura pas d’adieu en Sky and Sand.

C’était le jeu, et point d’anachronismes pour tout voyage temporel qui se respecte, mais si je devais refaire le match, je commanderais bien deux sas de décompression: Zeit (2000) et le plus mélodieux The Palisades (2004) pour aider au retour…en 2017. Quoiqu’il en soit, peu importe l’époque et la playliste, on se reverra bientôt! D’ici-là, porte toi bien et encore merci pour la ballade Doc 😉