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28 janvier 2021

La pension seule ne suffit pas !

Les travailleurs indépendants doivent accorder une attention toute particulière à la préparation de leur retraite.

Si le statut de salarié entraîne automatiquement une cotisation mensuelle à la caisse des pensions, qu’en est-il pour ceux qui travaillent sous le statut d’indépendant ? Sont-ils livrés à eux-mêmes ? Comment fonctionne le paiement des cotisations de retraite ? Est-il judicieux de souscrire une assurance privée ? myLIFE souhaite apporter des éléments de réponse et vous aider à préparer cette étape de votre vie.

Au Luxembourg, les travailleurs indépendants sont automatiquement rattachés au régime général d’assurance pension, à l’instar des salariés. L’âge légal de la retraite est par conséquent fixé à 65 ans, à condition d’avoir cotisé au moins 10 années, soit 120 mois.

Attention : un indépendant titulaire d’une pension de retraite est en droit d’exercer une activité professionnelle après l’âge légal de la retraite, sans que celle-ci ait une influence sur le montant de sa pension. En revanche, dans le cas d’une pension de vieillesse anticipée, le montant des revenus générés influence l’octroi, le maintien et le calcul de la pension selon que l’activité soit salariée ou non. Dans le cas d’une activité exercée à titre indépendant, la pension de vieillesse anticipée est retirée si le revenu réparti sur une année civile excède 1/3 du salaire social minimum mensuel, soit actuellement 714€.

Calcul et cotisations

Le calcul du montant de la pension légale prend en compte deux éléments : les majorations forfaitaires (liées aux annuités en tant qu’assuré, c’est-à-dire la durée d’assurance qui est de maximum 40 ans) et les majorations proportionnelles (liées aux revenus cotisables réalisés au cours de la carrière d’assurance). Le montant de la pension annuelle brute est ensuite ajusté en fonction de l’indice du coût de la vie et du facteur de revalorisation en vigueur. La pension de vieillesse ne peut être inférieure à 90 % d’un montant de référence donné pour un assuré justifiant de 40 annuités d’assurance. En 2020, la pension mensuelle minimum s’élevait à 1.892,77 €.

Les cotisations (voir encadré) sont calculées sur la base du dernier revenu du travailleur indépendant, ou sur la base du minimum cotisable pour les nouveaux assurés. L’assiette de cotisation ne peut pas être inférieure au salaire social minimum mensuel qui est de 2.141,99 € fin 2020.

Les solutions complémentaires, un choix judicieux

Selon vos objectifs personnels et vos moyens, il peut être avantageux, en tant qu’indépendant, d’investir dans les locaux de votre entreprise afin d’être propriétaire de vos bureaux, magasins ou entrepôts. Au moment du départ à la retraite, vous pourrez louer les biens ainsi acquis pour compléter votre pension ou les vendre (avec une plus-value compte tenu de la hausse des prix de l’immobilier).

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2019, les travailleurs indépendants peuvent également participer au deuxième pilier, c’est-à-dire la pension complémentaire professionnelle.

Vous pouvez également souscrire une ou plusieurs assurances destinées aux indépendants ou une assurance pension complémentaire. Elles vous protègent et vous assurent un complément de retraite. Il s’agit d’un bon moyen pour compenser les écarts entre le dernier salaire perçu et le montant de votre pension légale, tout en profitant de certaines déductions fiscales sur les primes d’épargne ou les primes décès et invalidité. Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2019, les travailleurs indépendants peuvent participer au deuxième pilier, c’est-à-dire à la pension complémentaire professionnelle, à certaines conditions.

Conclusion : Les travailleurs indépendants doivent anticiper au maximum la préparation de leur retraite. Plusieurs options sont à votre disposition pour compléter le montant de votre pension légale. Vous devez choisir la solution la plus adaptée à votre situation et suivre au plus près les évolutions de la législation. Toute modification est susceptible de vous offrir de nouvelles perspectives.

Qui est considéré comme travailleur indépendant au Luxembourg ?

« Indépendant » : voici un terme générique qu’il convient de définir plus précisément. Globalement, il s’agit d’une personne qui exerce une activité professionnelle pour son propre compte. Cette définition regroupe trois catégories principales : les artisans (p.ex. boulangers, coiffeurs) ; les commerçants (p.ex. restaurateurs, hôteliers, transporteurs et hommes d’affaires dans divers secteurs) ; les professions libérales (p.ex. avocats, médecins et architectes).

Les indépendants doivent, dès le début de leur activité, s’affilier auprès du Centre commun de la sécurité sociale (CCSS) afin de pouvoir bénéficier de prestations sociales. Le calcul des cotisations sociales est ensuite effectué à partir du revenu de l’assuré, sur la base de sa déclaration d’impôt.