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12 juin 2021

Les pensions complémentaires, plusieurs options pour un même but

Un seul objectif : assurer son niveau de vie à la retraite.

Pour pouvoir assurer financièrement son niveau de vie une fois à la retraite, il convient de la planifier avec soin. Outre la pension légale et un plan de retraite complémentaire de l’employeur, les contrats de prévoyance-vieillesse individuels constituent une solution intéressante.

Se pose maintenant la question de savoir quel contrat privé vous convient le mieux. Il existe plusieurs façons d’obtenir le revenu supplémentaire souhaité afin de profiter pleinement de cette étape de vie le moment venu.

Produits intéressants sur le plan fiscal

Le contrat prévoyance-vieillesse représente une solution particulièrement intéressante en termes financiers. Toute personne qui réside au Luxembourg (ou tout frontalier qui profite d’un régime fiscal équivalent à celui de résident) a la possibilité d’épargner un capital en vue de la pension. Pour ce faire, un contrat est conclu avec une compagnie d’assurance ou un établissement de crédit, lequel régit les versements selon un rythme qui peut être mensuel, trimestriel, annuel ou à fixer à votre guise. Sur toute la durée du contrat (dix ans minimum), vous pouvez profiter de déductions fiscales importantes. Une déduction fiscale annuelle de 3.200€ au titre des primes versées, c’est-à-dire des cotisations, s’applique depuis la réforme fiscale de 2017. Un couple peut bénéficier d’une déduction supplémentaire de 3.200€ en signant un second contrat, portant ainsi le montant déductible total à 6.400€ par an.

Un couple peut bénéficier d’un montant exonéré maximal de 6.400€ par an.

Au moment du départ à la retraite (au plus tôt à partir de 60 ans), le capital épargné est remboursé soit sous la forme d’une rente viagère, exonérée à 50 %, soit du paiement intégral du capital, taxé à la moitié du taux normal, soit d’une solution intermédiaire combinant remboursement en capital et rente viagère. Dans le cadre de cette option, c’est l’assuré qui décide de la part du capital ou de la rente. À l’exception des cas de maladie grave et d’invalidité, le remboursement anticipé de l’épargne accumulée entraîne des indemnités de rachat, ainsi qu’une imposition au taux normal du montant total remboursé.

L’une des particularités des contrats de prévoyance-vieillesse réside dans le fait que les produits et les directives d’investissement sont soumis à des règles claires. En bref : Le prestataire doit suivre des directives claires lors de la sélection des produits dans lesquels l’épargne est investie. Il existe deux approches fondamentales : privilégier la sécurité ou privilégier le rendement. La situation financière ainsi que la tolérance au risque du souscripteur jouent ici un rôle décisif. En règle générale, un souscripteur plus âgé devrait s’orienter vers des solutions présentant un risque limité. Le législateur a même fixé des plafonds d’exposition au marché actions en fonction de l’âge, afin de contraindre les souscripteurs proches de la pension à faire preuve d’une certaine prudence.

Un capital garanti…

L’option la plus sûre est le contrat assorti d’un capital final garanti et de rendements limités. Cette solution permet à l’assuré de bénéficier d’un taux d’intérêt minimum garanti sur son épargne et donc d’un résultat sûr, ceci indépendamment des fluctuations des marchés financiers et d’autres évolutions. L’assuré peut en outre profiter éventuellement du participation aux bénéfices engrangés par les compagnies d’assurance sur le produit en question. Le taux d’intérêt minimum garanti s’applique pendant toute la durée du contrat. Le souscripteur sait exactement à quoi s’attendre à l’âge de la retraite et quel sera le montant minimum qu’il recevra. Vous commencez votre « nouvelle vie » sans surprise et avec sérénité. Voilà une perspective réjouissante ! Toutefois, en période de taux bas, le rendement promet d’être particulièrement modeste, voire inexistant. Il faut donc espérer une participation aux bénéfices élevée. Des approches plus dynamiques sont alors plus prometteuses sur le plan financier. Elles sont également plus risquées.

… ou l’accent sur le rendement ?

Les contrats de prévoyance-vieillesse dont les rendements sont liés à des fonds d’investissement ne garantissent pas un montant précis résultant de l’investissement ou de l’épargne. Ces produits sont liés à l’évolution des marchés financiers. À la fois flexible et dynamique, cette solution vous permet de profiter d’un potentiel de rendement élevé. Par contre, le risque financier est supporté uniquement par le preneur d’assurance. Les sommes versées, c’est-à-dire les primes, sont investies dans les fonds d’investissement de la compagnie d’assurance ou dans d’autres fonds. Toutefois, certains critères doivent être pris en compte pour ces produits d’investissement. Par exemple, la compagnie d’assurance ou l’établissement financier doit permettre au client de souscrire un produit qui investit exclusivement sur le marché monétaire et en euros (SICAV monétaire). Le risque spéculatif est donc plus faible. Le prestataire doit également proposer des produits d’investissement (fonds de placement ou organismes de placement collectif, OPC) composés d’une combinaison d’actions et d’obligations. Plus la proportion d’actions est élevée, plus le risque spéculatif est important. Comme mentionné précédemment, la politique d’investissement de ces produits est soumise à des plafonds fixes et absolus.

Quelle est la bonne solution ? En fin de compte, cela dépend de votre propre profil de risque, de votre situation financière et de vos attentes.

Les épargnants doivent discuter de la solution qui leur convient le mieux en vue de la retraite avec leur banquier (en tant que sous-courtier agréé) ou leur assureur. En fin de compte, cela dépend de votre propre profil de risque, de votre situation financière et de vos attentes. La loi répond déjà partiellement à la question de la meilleure approche en fixant des plafonds d’exposition au marché actions en fonction de l’âge et du profil du souscripteur.