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5 août 2020

Crédits : la bonne attitude face au remboursement (3/3)

Si l’acte de souscrire à un crédit est courant, il ne doit pas pour autant être considéré comme banal. Dans une série de trois contenus, myLIFE vous révèle les bonnes attitudes à adopter en la matière. Après avoir étudié la bonne attitude face au choix, interrogeons-nous dans ce troisième contenu sur la gestion des remboursements de votre crédit.

Après un premier contenu sur les bonnes attitudes à adopter face à un besoin de crédit, nous avons abordé dans un deuxième article la question du choix. Nous y avons notamment mis en évidence la nécessité d’accepter des compromis et d’apprendre à faire le tri parmi toutes les informations disponibles. En effet, étant seulement capable de comparer un nombre limité d’attributs de produits en même temps, il y a le risque de se focaliser sur des attributs superficiels. Soit, si vous êtes là, c’est que vous avez trouvé la formule de crédit qui vous convient le mieux. Félicitations. À présent, il va falloir gérer les remboursements.

Ne pas rester les bras croisés !

Cette fois vous vous jetez à l’eau. Vous avez signé pour obtenir votre crédit et vous allez enfin concrétiser votre projet. Vous allez aussi devoir vous organiser car les premiers remboursements vont bientôt être payés.

Comme pour beaucoup de consommateurs, vos obligations financières sont nombreuses. Ordres permanents, prélèvements automatiques, factures diverses, il est même possible que ce crédit ne soit pas le seul auquel vous avez souscrit. Quoi qu’il en soit, il vous faut désormais jongler avec encore davantage d’habileté entre différentes échéances, natures, durées et montants des remboursements.

Cette multiplication de dettes peut parfois être pesante et vous pouvez en avoir sous-estimé l’impact sur vos finances quotidiennes. Petit à petit, vous pouvez vous sentir submergé, comme paralysé et victime du biais dit de statu quo. Ce biais nous pousse à éviter de faire des choix actifs afin de ne pas devoir affronter l’angoisse de mal choisir. Si la pression financière augmente, réagissez et ne vous laissez pas glisser vers une situation critique et lourde à supporter.

Votre situation personnelle peut évoluer en bien ou en mal, tout comme la conjoncture économique qui est susceptible de se modifier durant la durée de remboursement de vos crédits. C’est particulièrement le cas s’il s’agit d’un crédit hypothécaire à taux variable sur plusieurs décennies. Pas de panique. Si cela arrive, refaites un point global sur votre situation avec votre banquier. Ensemble, vous pourrez étudier la possibilité de refinancer un crédit, de fixer un taux d’intérêt, voire même de mutualiser différents crédits pour diminuer le nombre d’échéances mensuelles.

Une telle démarche requiert certes un effort de votre part, mais le jeu peut en valoir la chandelle.

Ne pas s’isoler !

Rester seul face à la charge d’une dette qui s’alourdit n’est profitable pour personne. Dans une telle situation, l’isolement vous rend vulnérable et davantage susceptible de céder à l’influence de vos biais cognitifs qui seront alors de bien mauvais conseillers.

Notre cerveau sous pression nous pousse en effet à réduire le nombre de dettes souscrites plutôt que le montant total de notre endettement.

Assurez-vous ainsi de ne pas être victime du biais de l’aversion à la dette. Vouloir à tout prix rembourser est un désir viscéral qui nous pousse rarement à faire les bons choix. Notre cerveau sous pression nous pousse en effet à chercher avant tout à réduire le nombre de dettes souscrites plutôt que le montant total de notre endettement. Cette aversion peut vous pousser à vouloir regrouper vos différents crédits en un seul, même si cela se fait au prix d’une durée de remboursement accrue et d’un taux d’intérêts plus élevé. Ce type de décision ne ferait qu’augmenter votre niveau d’endettement et vous exposerait peut-être au risque de surendettement.

À court terme, vous ressentiriez certes une certaine satisfaction face à la diminution du nombre de vos dettes, mais ce raisonnement est erroné. C’est surtout vrai si vous vous êtes focalisé sur une dette d’un montant limité à cause de la pression liée aux échéances de remboursement, alors que vous devez encore rembourser d’autres produits financiers qui pèsent plus lourds dans votre budget.

Tout est une question de priorités face aux pressions exercées sur vos finances personnelles. Et pour s’assurer que ces priorités sont les bonnes, l’idéal consiste à réaliser une évaluation régulière de votre situation avec un professionnel en la matière. Votre banquier est là pour ça!

Quelle est la conclusion de cette série de contenus dédiés aux bonnes attitudes en matière de crédits ? La règle générale à retenir est qu’il ne faut jamais prendre de décision de court-terme en négligeant les conséquences à long terme de l’engagement que vous prenez. Un crédit doit constituer une aide précieuse pour concrétiser un projet de vie, pas un obstacle qui pourrit le quotidien. Ne laissez pas la charge cognitive alourdir le poids de la dette financière et restez lucide sur vos biais cognitifs au moment de poser vos choix. N’hésitez jamais à solliciter l’expertise d’un professionnel !