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16 juillet 2026

Combien devriez-vous donner à vos enfants?

Donner de l’argent à ses enfants peut être un problème étonnamment épineux. Trop, et il existe le risque que les enfants aient du mal à tracer leur propre chemin. Trop peu, et ils pourraient se retrouver accablés par des dettes liées aux études ou au logement, ce qui peut restreindre leurs options futures. C’est un dilemme pour les parents qui veulent que leurs enfants aient la liberté de choisir tout en conservant l’ambition de réussir par eux-mêmes.*

La première question est de savoir si vous devez donner de l’argent à vos enfants tout court. Certains parents craignent que donner un coup de pouce à leurs enfants puisse leur enlever motivation et sens du but à atteindre.

Le concept de la soi-disant «affluenza», le manque de motivation souvent associé aux modes de vie confortables, a gagné en popularité ces dernières années. Il a même été utilisé dans la stratégie de défense pénale d’un adolescent américain condamné pour avoir tué quatre personnes dans un accident de conduite en état d’ivresse, en argumentant qu’il était trop riche et trop gâté pour comprendre les conséquences de ses actes.

Absence de motivation et d’ambition

Les inquiétudes concernant l’ambition des enfants ne sont pas nouvelles. Les parents fortunés reconnaissent depuis longtemps le problème. Une enquête de 2014 menée auprès de 3.000 familles dans le monde par le cabinet d’avocats Withers et le cabinet de recherche Scorpio Partnership a révélé que la deuxième plus grande inquiétude parmi les familles les plus aisées était que leurs enfants manquent de motivation et d’ambition pour avancer dans le monde. Les exemples abondent d’enfants de super-riches qui, en l’absence de but clair, ont eu du mal à trouver des exutoires positifs pour leur trop-plein d’énergie.

Cette appréhension plaide contre les cadeaux financiers importants et non structurés faits aux enfants, en particulier à un âge relativement jeune. Cependant, il ne fait aucun doute que les jeunes générations d’aujourd’hui ont un parcours plus difficile que leurs parents. Leurs études coûtent plus cher; le marché du travail est plus compétitif; les salaires n’ont pas suivi le coût de la vie; le logement est de plus en plus cher dans de nombreux pays; et les impôts augmentent pour financer une proportion démographique croissante de retraités. Face à ces réalités, le soutien familial peut être d’une importance vitale pour aider les enfants à franchir des étapes importantes de leur vie.

Par exemple, les parents peuvent payer les frais d’études, un acompte pour l’achat d’un logement, ou les primes de santé ou d’assurance-vie. Fournir un soutien pour les frais d’études supérieures peut permettre aux enfants de commencer leur vie professionnelle sur une base saine, sans dette étudiante, ce qui peut leur permettre d’épargner. Les parents peuvent prévoir un capital pour un acompte sur un logement, ce qui éviterait à leurs enfants de payer un loyer et leur assurerait une sécurité. Ces «petits» coups de pouce peuvent faire une différence énorme au moment de se lancer dans la vie active.

Épargne à long terme

Une autre approche consiste à contribuer à l’épargne à long terme des enfants. L’une des méthodes les plus efficaces est d’investir dans un régime de pension. Non seulement cela offre le maximum de temps possible au capital pour croître, mais cela peut faire une grande différence en termes de ressources financières plus tard dans la vie, et ce placement est sécurisé contre des dépenses impulsives. Ici, un engagement relativement faible de la part des parents ou grands-parents peut faire une énorme différence: 500€ par mois, investis pendant 18 ans et générant un rendement moyen de 5% par an, atteindraient 174 600€. À méditer.

Utiliser une plan d’épargne pour la pension est une manière parmi d’autres pour encadrer l’épargne que l’on met à disposition de ses enfants. Une autre option consiste à utiliser des trusts, qui peuvent fixer des limites sur l’âge auquel un enfant peut hériter d’argent, ou sur l’utilisation autorisée du capital. Par exemple, les termes du trust pourraient spécifier que l’argent ne peut être utilisé que pour les études, ou pour acheter un logement. Il peut également servir à retenir du capital dans certaines circonstances, à contourner l’influence de tiers, ou à protéger l’héritage d’un individu lorsqu’il se marie.

Considérations fiscales

Si vous avez décidé de donner de l’argent à la prochaine génération, que ce soit sous forme de somme forfaitaire ou d’épargne structurée, d’autres considérations entrent en jeu, dont la fiscalité sera l’une des plus importantes. L’impact fiscal dépendra notamment du fait que vous décidiez de donner du capital à vos enfants de votre vivant, ou dans le cadre d’un héritage.

Les donations aux membres de la famille doivent être gérées avec soin. Il existe des complexités autour des règles d’héritage obligatoire au Luxembourg, en France et dans certains autres pays européens. Le système strict de «réserve héréditaire» du Grand-Duché signifie que vous ne pouvez pas déshériter vos enfants. Par exemple, les grands-parents peuvent faire des donations à leurs petits-enfants depuis la partie disponible de leur succession, mais doivent respecter la règle de la réserve — c’est-à-dire la proportion de leur succession dont les enfants ne peuvent être privés.

Le poids fiscal potentiel est complexe et varie selon que la donation est incluse dans la succession, ou «irrévocable», selon que les bénéficiaires sont des descendants en ligne directe ou non, et selon que la donation provient de la partie disponible ou de la partie réservée de la succession. Il convient de noter que pour la taxe sur les donations, le domicile du bénéficiaire et du donateur est sans importance.

Si vous souhaitez que les donations soient effectuées après votre décès (on parle alors de legs), vous devez l’indiquer dans votre testament, en tenant compte de la fiscalité et en décidant si vous souhaitez mettre le capital dans un trust ou le transmettre directement, en respectant les règles d’héritage obligatoire. Les enfants ont droit à une portion minimale spécifique de la succession — 50% pour un enfant unique, 66,6% pour deux enfants, et 75% pour trois ou plus. Cette part prime sur tout testament que vous pourriez rédiger. Le reste de la succession peut être distribué librement. Là encore, la résidence des héritiers n’a aucun impact sur les droits de succession dus au Luxembourg.

Combien pouvez-vous vous permettre?

La capacité financière est un autre facteur pour les parents et grands-parents. Vous pouvez avoir plus d’argent que nécessaire aujourd’hui, mais avez-vous pris en compte les coûts potentiels de soins en vieillissant? Les gens sous-estiment souvent le montant nécessaire pour vivre confortablement à la retraite, ou ne tiennent pas compte de l’inflation. Dans votre enthousiasme à soutenir les générations futures, il est important de ne pas compromettre votre propre niveau de vie.

Vous devez également envisager le type d’actifs que vous donnez. Transmettez-vous, par exemple, des investissements boursiers dans l’espoir d’aider les générations futures à comprendre le fonctionnement des investissements, ou donnez-vous du liquide? Vous pouvez même vouloir réserver certains objets familiaux — tableaux, bibelots, meubles — à des bénéficiaires particuliers qui les apprécieront davantage selon vous.

Il n’existe aucun chiffre magique quant au montant que vous devriez donner à vos enfants. Le bon montant se situe quelque part entre «assez pour leur ouvrir des possibles» et «pas assez pour éroder leur ambition», et ce chiffre sera probablement différent pour chacun. L’essentiel est de réfléchir attentivement à comment, quand et quoi donner — et de fixer des paramètres clairs reflétant les valeurs et les besoins de votre famille. Il y a des discussions financières qu’il est important d’avoir en famille!

Certains parents craignent que donner un coup de pouce à leurs enfants puisse leur enlever motivation et sens du but à atteindre.

* Contenu traduit de l’anglais par l’outil d’IA BIL GPT