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17 novembre 2019

Les astuces du Professeur Nabil leçon n°5 : les principes de la gestion de portefeuille

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, nous allons parler de « gestion de portefeuille ». Pas de la poche où le ranger, ni du moment où vous devez le sortir pour régler l’addition, mais bien des règles à suivre pour mener à bien vos investissements sur les marchés, seul ou avec l’appui d’un gestionnaire professionnel. Sortez vos cahiers, rangez vos préjugés, je commence !

La définition, tu écouteras

Avant toute chose, définissons exactement ce dont nous allons parler. La gestion de portefeuille, ou « portfolio management », consiste à construire un portefeuille d’actifs financiers et à le faire évoluer de façon à atteindre les objectifs de rendement que vous aurez définis au préalable, tout en respectant vos objectifs d’investissement, votre tolérance au risque, votre situation financière et votre connaissance et expérience en matière d’investissement. C’est une démarche qui s’envisage donc dans une perspective d’investissement de vos capitaux. Si vous n’avez pas le temps ni l’envie ou les compétences de vous lancer seul sur les marchés, vous pourrez vous faire aider par un professionnel de la gestion de portefeuille. Celui-ci vous assistera (dans le cadre de la gestion assistée), voire prendra en charge cette mission pour vous (dans le cadre de la gestion déléguée). Dans tous les cas, c’est vous qui, selon votre profil d’investisseur, décidez selon quels objectifs et modalités votre gestionnaire ou conseiller en investissement opérera.

Un contrat, tu signeras

La gestion de portefeuille (exécutive, assistée ou déléguée) s’envisage toujours à la lumière d’un contrat. C’est une obligation légale pour votre intermédiaire financier qui souhaite vous faire bénéficier de son accompagnement et de ses services.

C’est donc une perspective très différente du simple « conseil » de l’ami Nabil ou des éclairages que vous donne une plate-forme telle que myLIFE par rapport aux questions courantes sur la gestion quotidienne de votre argent.

La bonne formule, tu choisiras

Fondamentalement, il existe trois modalités possibles pour la gestion de portefeuille :

  • Un service « execution only », où votre responsable de relation se contente d’exécuter les ordres de transaction sur les marchés que vous lui transmettez, et de répondre aux questions liées aux caractéristiques des produits ou aux questions opérationnelles. Vous décidez de manière autonome de l’orientation de vos investissements.
  • La gestion discrétionnaire ou gestion déléguée, où vous confiez l’intégralité de la gestion de vos actifs à votre gestionnaire, qui investit alors sans concertation préalable avec vous. Bien entendu, ceci se fait à partir d’objectifs fixés ensemble au début de la collaboration.
  • Le contrat conseil en investissement, qui est un service intermédiaire par rapport aux deux précédents, puisque vous bénéficiez, selon votre profil d’investisseur, de recommandations proactives et personnalisées de la part de votre conseiller en investissement. Vous restez seul maître de vos décisions d’investissement.

Ton profil d’investisseur, tu détermineras

Vous l’aurez compris, quelle que soit la modalité que vous avez choisie pour la gestion de votre portefeuille d’actifs, il est primordial de bien définir votre profil d’investisseur, c’est-à-dire de définir vos objectifs d’investissement, votre tolérance au risque, mais aussi votre situation financière et votre maîtrise des différents instruments financiers disponibles.

À votre écoute, votre responsable de relation vous posera un ensemble prédéfini de questions, compilera toutes vos données et vous informera du résultat. Soyez transparent et complet ! Plus vous serez clair à ce sujet, plus le profil sera précis, et plus il sera aisé pour votre gestionnaire ou votre conseiller en investissement de vous proposer ensuite un accompagnement de qualité.

Un temps d’adaptation est généralement de mise pour vous et votre gestionnaire afin de mettre en place quelques réflexes et habitudes de communication.

Communication et confiance, tu établiras

Votre gestionnaire ou votre conseiller en investissement est votre partenaire. Comme dans toute relation en tandem, une bonne communication est indispensable, surtout au début, comme nous venons de le voir. Dans le cadre d’un contrat conseil, sachez qu’un temps d’adaptation est généralement de mise pour vous et votre conseiller en investissement afin de mettre en place quelques réflexes et habitudes. Patience, donc, comme dans tout échange, vous devez apprendre à vous connaître.

Vous devez également être disponible pour dialoguer avec votre conseiller en investissement. Interrogez-le sur toutes les questions que vous vous posez, afin d’éclaircir toutes les zones d’ombre. Soyez également disponible lorsqu’il vous sollicite. La réactivité est un prérequis pour la réussite dans ce domaine.

Votre relation avec votre gestionnaire ou votre conseiller en investissement doit être basée sur la confiance. En tant qu’expert, votre responsable de relation connaît bien les marchés et ce dont vous avez besoin pour atteindre vos objectifs. C’est d’ailleurs pour ça que vous faites appel à lui, alors laissez-le exercer sereinement le rôle que vous avez décidé de lui confier.

D’humilité, tu feras preuve

Restez humble devant la volatilité des marchés. Si investir obéit à certaines règles d’or qui ont fait leurs preuves, ce n’est pas pour autant une science aussi exacte que la trigonométrie. Ce qui a fonctionné durant un temps pourrait, du jour au lendemain, ne plus porter ses fruits. Comme le précise toute proposition d’investissement, « les performances passées ne préjugent pas des performances futures ».

À côté de la volatilité, le facteur humain dans les décisions d’investissement est une variable qu’il faut considérer lorsque vous souhaitez investir. Vos émotions peuvent prendre le pas sur la raison et vous faire prendre de mauvaises décisions. Apprenez à dompter votre excitation, comme votre déception, qui n’est pas toujours de bon conseil.

Ne comptez pas sur votre gestionnaire ou votre conseiller en investissement pour réaliser des miracles, mais bien sûr son expérience et son sang froid lorsqu’il s’agira de prendre une décision au milieu des zones de turbulence qui accompagnent parfois le parcours de l’investisseur.

Attention, votre conseiller en investissement ou votre gestionnaire n’est pas pour autant un magicien, et, bien qu’expert des marchés financiers, il ne possède pas le don de prédire l’avenir. Ne comptez donc pas sur lui pour réaliser des miracles, mais comptez sur son expérience et son sang-froid lorsqu’il s’agira de prendre une décision au milieu des zones de turbulence qui accompagnent parfois le parcours de l’investisseur.

Une vision à long terme, tu auras

C’est un conseil que je vous ai souvent donné en parlant d’investissement, et je maintiendrai cet avis en ce qui nous concerne ici : envisagez les choses sur le long terme. Si certains coups de poker inopinés peuvent sembler intéressants, de manière générale, une vision sur le long terme est bien plus recommandée. C’est une règle qui vous permettra également de canaliser les émotions dont nous avons parlé juste auparavant.

Pour la diversification, tu opteras

C’est une recommandation qu’appliquera votre gestionnaire ou que vous fera sans aucun doute votre conseiller. Elle est toujours de mise dès que l’on parle d’investissement. Diversifiez la nature de vos placements, diversifiez leurs positions géographiques, et diversifiez le type de rendement qu’ils peuvent vous apporter. En effet, diversifier votre exposition au risque constitue sans doute la meilleure façon de ne pas vous retrouver dans une impasse, et de pouvoir rebondir en cas d’échec.

Au terme de cette leçon, vous disposez de quelques règles d’or sur lesquelles vous appuyer dans la gestion de votre portefeuille. N’oubliez pas qu’investir n’est pas un jeu, même si ce peut être joyeux. Fin du cours, vous pouvez ranger vos affaires, et je vous dis à très bientôt.