Mes finances, mes projets, ma vie
12 juin 2021

Épargne et placement : Le juste équilibre

Gérer ses finances personnelles selon une stratégie à long terme.

Que vous épargniez un petit montant tous les mois ou que vous disposiez d’un capital important, la question reste la même : que faire avec votre argent ? Épargner ou investir ? Les comptes d’épargne ne rapportent pour ainsi dire plus rien. De leur côté, les marchés sont imprévisibles et les risques non négligeables. On se pose encore et encore cette même question : que faire ?

L’épargne est fondamentalement plus sûre, tandis que l’investissement rapporte davantage sur le long terme mais est parfois plus risqué. Au-delà de ces principes élémentaires connus de tous, plusieurs autres facteurs doivent être pris en compte avant toute décision financière. Il s’agit de trouver le bon équilibre et de mettre sur pied une stratégie à long terme. Gérer sa fortune, c’est se donner les moyens d’établir et de garantir une sécurité financière la plus solide possible.

Le sommet de la pyramide reprend les placements destinés à financier les grands projets de vie.

Une pyramide à trois étages

La question de l’épargne et de l’investissement peut être représentée sous la forme d’une pyramide à trois étages. La base se compose d’une épargne disponible pour des dépenses inattendues ou plus importantes. C’est ce qu’on appelle un coussin de protection. Pour constituer cette base, vous pouvez verser régulièrement de petits montants sur un compte, à l’aide par exemple d’un ordre permanent. Les contrats d’épargne-logement entrent également dans cette catégorie. Il est en outre judicieux de penser à diversifier votre épargne, afin de vous protéger, vous et votre famille, d’une diminution de valeur ou d’une perte soudaine de revenus. Le deuxième étage de la pyramide se compose entre autres de contrats d’assurance vie et/ou de plans de retraite. Ces produits sont d’autant plus intéressants qu’ils permettent de profiter immédiatement d’avantages fiscaux. Le sommet de la pyramide reprend les investissements destinés à financier les grands projets de vie à plus long terme. Comment investir ? La meilleure solution dépend évidemment du profil de chaque investisseur. Un profil à établir avec un expert, à savoir le conseiller clientèle de sa banque. Ce dernier vous permettra d’orienter vos décisions en matière de produits d’investissement (obligations, actions, SICAV, produits structurés, etc.) et de déterminer le niveau de l’accompagnement professionnel dont vous avez besoin pour la gestion de votre patrimoine et de vos finances.

Autre option : éponger ses dettes

Dans bien des situations, le remboursement des dettes constitue un investissement judicieux. C’est particulièrement le cas en période de taux bas où les rendements peinent à dépasser les intérêts de la dette. Plus globalement, il est toujours préférable de limiter l’endettement, voire de l’éviter complètement. Pour ce faire, une bonne planification préalable est indispensable. En effet, particulièrement si vous privilégiez l’épargne, les dettes coûtent souvent plus que ce que les placements ne rapportent.

Épargne ou investissement

Épargner ou investir, deux objectifs bien distincts qu’il convient de combiner de manière optimale. Il ne s’agit pas de privilégier l’un ou l’autre, mais plutôt de définir l’option qui vous convient le mieux. Le tableau suivant apporte des réponses intéressantes à quelques questions clés.

QUESTIONSÉPARGNERINVESTIR
Quels objectifs ?Tout vient à point à qui sait attendre (sécurité)La fortune sourit aux audacieux (risque et rendement)
Quelle configuration ?Créer une réserve pour des dépenses imprévues plus importantes ou financier des projets à moyen termeFaire croître le capital, investir de manière diversifiée ou se constituer une pension complémentaire
Quand ?Dès que possible. Il est en effet toujours bon d'avoir de l'argent de côtéSelon les souhaits, en sachant que votre profil d'investisseur doit en tout temps être adapté à votre situation
Quel horizon de placement ?De très court à long termeÀ moyen ou long terme (un horizon à court terme est possible, mais cela est toutefois fortement déconseillé aux néophytes)
Pour quels rendements et risques ?De faibles à limitésDe moyens à très élevés ; sans garantie de résultat
Quel(les) connaissances et temps cela demande-t-il ?Peu, voire aucun(e)Beaucoup de savoir-faire et de temps (surtout sans accompagnement professionnel)

Aperçu des solutions d’investissement les plus courantes

Les obligations sont des titres à taux fixe d’entreprises et autres institutions qui souhaitent lever des capitaux. Le principe est simple : qui achète une obligation prête de l’argent à son émetteur. Cet argent sera totalement remboursé à une date prédéterminée (la date d’échéance). Toutefois, le détenteur de l’obligation peut aussi profiter de versements d’intérêts réguliers (coupons). La mention « intérêt fixe » indique que l’investisseur sait exactement quel montant il obtiendra à l’échéance.

Les actions sont des titres qui représentent une participation dans une entreprise. L’achat d’une action ordinaire d’une entreprise implique que l’investisseur :

    • a en principe le droit de participer au vote lors des assemblées des actionnaires. Ainsi, il est susceptible de contribuer à l’orientation future de l’entreprise. Plus un actionnaire détient d’actions, plus son influence sur les votes est importante. Ce sont également les actionnaires qui élisent les membres du Conseil d’administration d’une entreprise.
    • a droit à une participation aux bénéfices de la société (sous la forme d’un dividende), dont le montant dépend du nombre et du type d’actions détenues.
    • peut faire croître son capital, notamment si l’action vaut plus à la date prévue de la vente qu’au moment de l’achat.

Les actions peuvent être négociées en bourse (ou « marché actions »). Lorsqu’une société propose des actions à la vente pour la première fois sur un marché, on parle d’introduction en Bourse ou d’admission à la cotation.

Les produits structurés se composent fondamentalement de deux ou plusieurs instruments financiers. Ils sont conçus de façon à répondre à un profil risque/rendement bien précis. La plupart du temps, ils se composent d’un instrument financier classique combiné à un produit dérivé. Les différentes composantes sont associées pour former un produit indissociable.

Le profil de paiement du titre classique s’en trouve généralement modifié. Les versements de coupons périodiques d’une obligation peuvent, par exemple, être remplacés par des paiements qui dépendent de la performance d’un ou de plusieurs sous-jacent(s). Les sous-jacents peuvent être des actions, des taux d’intérêt, des matières premières, des devises ou un panier d’actifs. Un produit structuré peut par ailleurs proposer une exposition à plusieurs sous-jacents. Si la performance des sous-jacents évolue comme escompté, le rendement peut être particulièrement attractif pour l’investisseur.

Une SICAV est une société anonyme dont les actions sont offertes au public. Son seul but est d’investir son capital dans des titres (ou autres actifs liquides) conformément au principe de répartition des risques. Le capital social de la SICAV correspond toujours au montant de ses actifs nets, d’où son nom : « Société d’investissement à capital variable ». Ces sociétés sont soumises à une surveillance prudentielle par les autorités luxembourgeoises et se composent du Conseil d’administration, de l’Assemblée générale et des actionnaires. Il peut s’agir d’une entreprise indépendante ou d’une filiale d’une banque ou d’une compagnie d’assurance.

Le capital d’un grand nombre d’investisseurs est mis en commun dans la SICAV et confié à un gestionnaire professionnel qui l’investit dans des titres (actions, obligations, etc.). Cet expert en placement assure la gestion quotidienne du portefeuille du fonds en achetant, en vendant ou en échangeant des titres. La SICAV ne peut gérer aucun actif qui n’entre pas dans la composition de son portefeuille. L’objectif est d’obtenir le meilleur rendement possible tout en respectant une stratégie d’investissement clairement définie.